| |
Les pintes
Les « bistrots historiques » - constituent
un réel patrimoine culturel, tant par leur charme des bâtiments
et de leur intérieur, leur ancienneté, leurs détails
décoratifs que par le lien social et l’esprit de tradition
qu’ils font perdurer. A leur manière, ils racontent
l’histoire, petite ou grande, à l’abri de leurs
murs qui s’animent ou s’enchantent lorsque leurs propriétaires,
souvent passionnés et intarissables, les évoquent.
Au tournant de la rue de l’Ale, la Pinte Besson
est le plus ancien bistrot de la capitale. Elle est placée
en dixième position par ordre d’ancienneté dans
le Guide des cafés historiques et
|
|
patrimoniaux, et c’est
le seul établissement vaudois de ce type dont le bâtiment
a été mis à l’inventaire du patrimoine.
Ouverte en 1780 par un commerçant local de vins, qui venait
d’obtenir l’autorisation de vendre sa production, elle
fut appelé ainsi parce que la pinte était alors une
mesure de débit : 93 centilitres de vin.
Il a été question dès l’an 2000, que
ce lieu change de destinée et subisse des transformations
criminelles au plan du décor. Tout le quartier de l’Ale,
toute la ville de Lausanne, s’en sont émus si fortement
que même le Grand Conseil vaudois a été interpellé,
pour en préserver l’ambiance.
|
|
Une convention non
officielle a fini par éclore. Un compromis à la vaudoise
: un nouveau patron de la Pinte Besson a été désigné.
Ce Monsieur s’appelle Carlos Beiro ; c’est un galicien
qui connaît l’Helvétie et les helvètes
pour avoir travailler dans de nombreux établissements. En
ces endroits il s’est forgé un caractère à
la fois trempé, preste et affable, il a pris le temps d’examiner
la physionomie de toutes les clientèles possibles et de philosopher.
La meilleure leçon qu’il en a tirée : fidélité
du client, fidélité au client.
historique
complet (pdf)
extrait du livre : Pintes Vaudoises
un patrimoine en péril
éditions d'en bas
|
|